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«Le travail au noir n'est pas un délit négligeable». C'est par ce message que la Conseillère fédérale Doris Leuthard a lancé la campagne contre le travail au noir en novembre 2007. Visiblement, le message est passé. Une étude de l'institut de recherche gfs.bern en atteste. Par ailleurs, plus de 12 000 nouvelles annonces par le biais de la procédure de décompte simplifiée auprès des offices AVS cantonaux viennent étayer ce constat.
A Willisau, depuis près de 90 ans, la petite entreprise de la famille Herzog produit des cordages. Malgré les produits bon marché venus d'Extrême-Orient, le métier et la branche du cordage a un avenir. Il y a cependant une condition à cela: produire des cordes à la pointe de la technologie et de haute qualité.
La campagne «Pas de travail au noir. Tout le monde y gagne» a remporté le prix Award Corporate Communication de la HES du Nord-Ouest de la Suisse. Par ce prix, le jury a distingué la campagne pour son excellente communication à l'esprit d‘innovation.
Les travailleurs au noir sont à la merci des employeurs. Les travailleurs n'acceptent en général de travailler au noir que parce qu'ils y sont poussés par une situation de détresse. « C'est pourquoi il faut encore rappeler davantage leurs devoirs aux employeurs », explique lors d'une interview le co-président d'Unia, Renzo Ambrosetti.
Entrée en vigueur le 1er janvier 2008, la loi du 17 juin 2005 sur le travail au noir (LTN) rencontre ses premiers succès en matière de lutte contre le travail au noir. Tous les cantons ont désigné une autorité de contrôle, et les près de 60 inspecteurs ont contrôlé plus de 35 000 employeurs et employés depuis l'entrée en vigueur de la loi.