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Le travail au noir, qu'est-ce que c'est? Quels risques comporte-t-il? A l'inverse, quels sont les avantages d'un travail déclaré? - Vous trouverez ici des réponses à toutes ces questions comme à bien d'autres encore. Le tout illustré par une série d'exemples pratiques présentés dans la colonne de droite.
José M., ressortissant étranger sans autorisation de séjour ni permis de travail, a été engagé au noir. Son patron lui verse sa paie de la main à la main. José ne reçoit pas de décompte de salaire et n'ose pas demander à son patron si des cotisations sociales sont perçues sur son revenu (son patron ne paie pas un centime). José travaille au noir - à ses dépens.
José a besoin d'un permis de séjour et d'une autorisation de travail et son patron doit payer des cotisations sociales à son nom.
En plus de son plein temps normal, Suzanne W. travaille le samedi à la demande de sa patronne. Elle est heureuse de ce petit supplément qui met du beurre dans ses épinards. Mais un beau jour, on découvre à l'occasion d'un contrôle qu'aucune cotisation sociale n'est versée sur ce complément de salaire. Suzanne travaille au noir - à ses dépens.
Les cotisations sociales sont aussi dues sur son supplément de salaire.
Marc B. est sans-emploi et touche des indemnités de chômage. Trois jours par semaine, il donne un coup de main dans l'entreprise de son copain Armand, où les bras supplémentaires sont bienvenus pendant l'été. Marc est payé directement en espèces et ne verse aucune cotisation sociale. L'assurance-chômage n'est pas au courant de son petit boulot. Mais un contrôle cantonal épingle les deux amis. Marc travaille au noir - à ses dépens.
Il a l'obligation d'annoncer son activité à l'assurance-chômage et son ami Armand est tenu au paiement des cotisations sociales.
Olga D. est arrivée en Suisse il y a peu de temps et elle n'a pas encore de permis de travail. Lorsqu'elle apprend qu'un patron de la commune voisine embauche au noir, elle va le trouver, car elle craint de ne pas obtenir de permis. Le patron l'engage, mais à un salaire inférieur à celui que touchent ses collègues. Lors d'un contrôle, Olga ne peut pas faire valoir un permis de travail. Olga travaille au noir - à ses dépens.
Elle est tenue d'avoir une autorisation de travail.
Dolores H. travaille deux matins par semaine comme femme de ménage. Ne parlant pas français, c'est le seul travail qu'elle puisse trouver actuellement. Elle est payée après chaque demi-journée de la main à la main. Son salaire constitue un petit appoint bienvenu au salaire de son mari. Dolores ne songe pas au fait qu'elle est tenue de payer des cotisations sociales. Tombée enceinte, elle apprend par une amie suisse que les femmes bénéficient d'un congé maternité payé. Dolores travaille au noir - à ses dépens.
Car des cotisations sociales doivent être prélevées sur son salaire, y compris pour l'assurance perte de gain (AP) par laquelle passe le financement du congé maternité.
Léonie G. fait des ménages depuis des années chez des particuliers. Aucune cotisation sociale n'a jamais été payée sur son salaire. Un jour, occupée à laver les carreaux, elle chute de sa chaise. Elle se blesse grièvement et reste partiellement invalide. Léonie travaille au noir - à ses dépens.
L'assurance-invalidité est financée par les cotisations sociales.
Vera Z. travaille à son compte et est très appréciée de sa clientèle. Mais pour un traitement sur trois, elle se contente d'encaisser les honoraires en espèces sans délivrer de quittance au client. Pour économiser plus encore, elle n'établit son décompte de cotisations que sur la part des recettes qu'elle a officiellement enregistrées. Les autorités découvrent un jour le pot au rose. Vera travaille au noir - à ses dépens.
En tant que travailleuse indépendante, elle est tenue au paiement des cotisations sociales sur son revenu.